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Elis Podnar, choix de textes

mai 5, 2020
j’écris
cette distance
continuellement
articulée,
cette lumière
qui se heurte
au tumulte
réconciliant des mots

*

il suffirait de trouver
quelques similitudes
entrelacées
dans un espace
sans temps,
une parenthèse
toujours ouverte

à l’épicentre
de l’enfance,
chaque instant
conserve
l’efflorescence
d’un nouveau trajet

*

arrête-toi
encore une fois
devant cette fragrance
en désordre

(avec ton ruban
vert et noir)

il a fallu
ouvrir les ombres
et secouer les braises
de tous les jardins
en fleurs

*

ars moriendi

elle nourrit
les rêves et
les petits moineaux
avec des miettes
de pain
elle est seule,
insoupçonnée,
la fée aux pieds nus,
elle fait abattre
l’échafaudage en
rouge vermillon
de l’automne

*

cette nuit,
il neige
(comme à la
naissance
des étoiles)
des flocons
lourds et rares
qui tombent
à la cadence
des années-lumière

au matin,
la ville sera
un chaos
de cristaux épurés

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