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Céline Debayle « Baudelaire et Apollonie »

mars 10, 2020


Pendant cinq ans, Charles Baudelaire idolâtra Apollonie Sabatier, sa madone, sa déesse, mais il ne fut son amant qu’une seule fois, des lettres l’attestent. Il l’aima en secret, lui écrivit des poèmes anonymes -dix figurent dans le recueil « Les Fleurs du mal », dont Le Flacon et Harmonie du soir. Muse du poète, modèle des peintres et des sculpteurs, Apollonie Sabatier présidait un cénacle littéraire fréquenté par Flaubert et Théophile Gautier, entre autres. Elle posa pour une sculpture sulfureuse, « Femme piquée par un serpent », exposée à présent au musée d’Orsay.

Cet unique moment d’amour entre Baudelaire et sa muse est le coeur du roman de Céline Debayle. L’auteure imagine ces quelques heures, pose un regard passionné sur cet important épisode de la vie du poète, dévoile comment il passa des berges de l’idéal au lac du spleen. Avec sensibilité et sensualité, elle force la porte de l’intime sans jamais tomber dans le voyeurisme. Un rendez-vous d’amour mis en scène avec brio et érudition. Le style est soutenu et élégant. Roman du désir et de la déprise amoureux, c’est aussi le portrait d’Apollonie Sabatier, une femme libre en avance sur son temps, considérée à tort comme une courtisane. Et un remarquable tableau du Paris bouillonnant du Second Empire.
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