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Laity Ndiaye

mars 8, 2020
Des marcheurs

Des milliers d’ombres qui ruminent
Le dos d’une allée sombre

Ce sont des éternels marcheurs
mal utilisés et trop peu aimés

Sur cette allée une unité de milliers
si proches et si éloignés

Je me contente de fouler
Le long de son corps enroulé et torturé

De toutes parts des marcheurs
personne ne jette un regard sur l’autre
Personne ne porte un sourire

—————————-

Nous

à la croisée de nos vies lovées
à mi-parcours de nous embouteillés
moi vous donnant face
votre vive passion contre moi
là où se s’éclatent les routes

aussi bien que le phare borgne
aussi bien que la tirée d’hirondelles
le campagnard ou le vieillard avisé
je sais les signes des pistes la langue du milieu
je sais encore aussi quelle direction suit la brise


Laity Ndiaye est l’auteur de Textes vespéraux (2012), L’apocalypse (2013) et (Journal d’un Schizo). Publie épisodiquement dans des revues de poésie (le capital des mots, lichen…). Co anime la revue Ressacs
2 commentaires leave one →
  1. mars 8, 2020 2:04

    Merci

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  1. Laity Ndiaye | Voie Des Signes

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